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Une méthode de reproduction peu connu : la Consanguinité
Si la consanguinité fut employée, dans l’Antiquité, à Sparte et à Athènes, dans l’histoire contemporaine son usage est très critiqué. Si pour certains elle peut donner dans la sociétés humaines de bons résultats tels ceux qu’on a peu observer dans les familles écossaises implantées dans l’Île de la Madeleine, la plupart des auteurs s’accordent pour reconnaître que ses effets sont désastreux. Cependant il faut bien remarquer qu’en général, dans la société contemporaine, la consanguinité n’existe que dans les milieux tarés, ce qui génétiquement en explique les mauvais résultats. Pour achever de discréditer ce mode de reproduction, les législations religieuses et civiles ont vu dans sa pratique un facteur moral de déchéance. Alors comment l’église catalogue-t-elle les descendants de la création et ceux après le déluge ?
En production animale, on peut dire que la consanguinité est à l’origine des grandes races et qu’elle fut appliquée systématiquement par les grands éleveurs du XVIII siècle en France et plus récemment en Amérique du Nord, fin XIX et début XX siècle, mais très peu utilisée à grande échelle de nos jours.
Définition
Malgré qu’il y a beaucoup de diversité quant à l’intensité de la consanguinité, on accorde deux sens distincts à celle-ci :
· Augmentation de l’homozygotie
Il y a production
d’animaux plus homozygotes que si leurs parents étaient pris au hasard.
Donc, les résultats dépendant de la population de départ. · Sortie des gènes récessifs Comme en général les défauts sont récessifs, cela explique la production courante par consanguinité d’une certaine proportion de descendant sans valeur. Cette dégradation est causée par une variabilité potentielle cachée (une hétérozygotie non distinctif). Mais si on élimine de la reproduction les récessifs au fur et à mesure qu’ils apparaissent, on améliore l’ensemble de la population résultante par la disparition progressive de ces indésirables (diminution des gènes récessifs), et l’on obtient des groupes résistants à la consanguinité. La consanguinité agit donc comme un détective qui découvre le crime, mais ne le crée pas ! · Constance génétique des lignées homozygotes Lorsqu’on considère une paire de gènes AA dans une suite ordinaire de génération, la fréquence du gène A oscille entre 1 et 0. Alors que si la consanguinité est pratiquée à partir de parents de fréquence génétique 1 (AA x AA), cette fréquence se maintient au cours des générations sauf s’il y a mutation. · Création de lignées séparées En partant d’animaux dont les gènes sont mélangés au hasard, par exemple Aabb, AaBB, AaBb qui donnent par reproduction au hasard des descendants aussi variables qu’eux. On démontre qu’après quelques générations de consanguinité on arrive à produire des animaux AABB, Aabb, aaBB, aabb qui sont stables et donnent des descendants stables. Il y a création de lignées homogènes séparées les unes des autres, d’où une grande possibilité de sélection. Si on reconnaît qu’une lignée est légèrement supérieure aux autres, on peut sacrifier ces dernières et porter tout le travail d’amélioration sur la lignée supérieure pour arriver à produire des animaux d’élite C’est un moyen très puisant car la ressemblance génétique des accouplés au hasard ne dépend pas de l’habilité de l’éleveur à reconnaître les animaux qui sont peut-être des homozygotes; donc pas de perturbation par la négligences, l’action des facteurs externes, l’expistaxis, d’ou grande utilité pour les caractères faiblement héréditaires. Par la consanguinité, les produits ont une identité génétique plus grande que leur apparence, alors que c’est l’inverse dans tous les autres cas, et la différence peut être extrême lorsque la corrélation entre le génotype et le phénotype est faible. · Destruction des qualités intermédiaires Lorsqu’une qualité est due à une combinaison intermédiaire de plusieurs gènes ou lorsqu’elle est due à un phénomène d’expistaxis, cette supériorité est détruite.
Nous avons vu que les mauvais effets de la consanguinité sont dus à l’hétérozygotie; or celle-ci est causée par un croisement dans les génération procédante, et l’on arrive a ce paradoxe : la consanguinité augmente la variabilité et la fréquence d’apparition des indésirables, mais le seul remède est non le croisement qui amène une plus grande variabilité. Mais la prolongation d’une consanguinité étroite avec sélection rigoureuse des récessifs. Autrement dit, lorsqu’on applique la consanguinité dans une population qui a subi précédemment des croisements, il y a production d’indésirable, mais le seul remède est de continuer la consanguinité. D’ou l’intérêt de tester la descendance et la reproduction pour dépister l’hétérozygotie. On constate qu’il y a toujours une relation entre l’échelle des valeurs attribuées aux caractéristiques des animaux par les éleveurs et les caractéristiques qui dégénèrent : ce sont les caractéristiques faiblement cotées qui dégénèrent parce qu’on a négligé (par attitude d’esprit ou par impossibilité matérielle : économie, nombre de reproducteurs indispensables) d’éliminer les récessifs de cette caractéristique secondaire. Par contre les caractéristiques fortement cotées auxquelles on a fait attention sont améliorées. En conclusion, on voit que la consanguinité produit la pureté, mais seulement pour la qualité considérée. Il est donc extrêmement risqué :
Il ne faut jamais utiliser d’animaux défectueux (aa) car l’accouplement de deux défectueux ne produira que des défectueux, d’ou l’impossibilité de revenir à Aa sans croisement (il y a un avantage symétrique dès que le groupe AA n’a plus besoin de sélection). Ne jamais utiliser d’animaux inférieurs à l’idéal que l’on se propose d’atteindre, car la consanguinité ne donne d’heureux résultats que si la fréquence génétique du caractère favorable est élevée. Il faut donc faire du croisement jusqu’à ce que l’on ait produit un nombre suffisant d’excellents individus, car il y a de nombreux déchets dus à un phénotype trompeur. Pendant les trois ou quatre premières générations, ce qu’il faut surveiller ce n’est pas la qualité moyenne, mais la qualité des meilleurs qui sont seuls utilisés comme reproducteurs. Le développement simultané de plusieurs lignées est une garantie contre la perte involontaire de gènes par consanguinité. Cela permet d’avoir plus d’indépendance d’esprit et de pouvoir rattraper ses fautes. Si la date de séparation des lignées n’est pas ancienne, l’impureté résultant de l’accouplement d’animaux de lignées différentes n’est pas trop grande.
· Élévation de coefficient de parenté La relation de parenté est toujours inférieure à 0.50 et à chaque génération, cette relation de parenté est divisée par deux. Ces deux faits sont inéluctables sauf si l’on a fait de la consanguinité. On fait de la consanguinité lorsqu’on veut produire des animaux très proches de ceux qu’on admire (cf : consanguinité linéaire). · Aide à la sélection La consanguinité aide à la sélection contre les gènes défavorables en les faisant apparaître et en les sacrifiant. Parfois la consanguinité est impossible, car il y a trop grand nombre de gènes récessifs. · Création d’individus reproducteurs La consanguinité sert à créer des individus homozygotes pour la reproduction. · Sélection inter-familiale La consanguinité forme des familles distinctes permettant la sélection plus sévère qu’entre individus, surtout pour les caractères faiblement héréditaires.
· Homozygotie des gènes indésirables
Il faut
arriver à un équilibre entre les gènes recherchés et les gènes
indésirables, et cet équilibre dépend : · Danger des reproducteurs qui ne sont pas excellents On obtient toujours de mauvais résultats si les animaux ont seulement la valeur moyenne de la race, et on obtient des résultats catastrophiques dans les cas où l’on n’a pas compris les indications et contre-indications. Il vaut mieux faire de la consanguinité étroite sur un bon reproducteur qu’une consanguinité large sur un reproducteur moyen. · Danger de ne pas sacrifier les récessifs défectueux C’est également une mauvaise économie de ne pas retirer de la reproduction consanguine un animal présentant un défaut même léger. Il faut noter qu’un défaut est d’autant plus apparent que le gène est plus rare. Le non-sacrifice des individus défectueux explique le danger de la consanguinité dans l’espèce et permet de comprendre les réglementations sociales et religieuses contre l’inceste. On pense, en général que le danger commence avec un coefficient de consanguinité d’environ 6%. Coefficient de Consanguinité
Le coefficient de consanguinité de X (Fx) : S--1--D =(1/2)1 =.500 _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Total .500
Gènes potentiels des parent étant: Père (S) = Ss Mère (D) = SA, Sa, sA ou sa
Coefficient demi-frère / demi-soeur -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le coefficient de consanguinité de X (Fx) :
S--1--A--2--D
=(1/2)2 =.2500
Gènes potentiels des parent étant:
Père (S) = AB,
Ab, aB ou ab Mère
(D)
= AC, Ac, aC ou ac Gènes homozygotes "identique" (Fx) = 8 / 64 = .1250 ou 12.5% Soit la généalogie suivante --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pedigree Diagramme Le coefficient de consanguinité de X (Fx) :
S--1--1--2--D
=(1/2)2 =.2500 Fx = .3516 / 2 = .1758 ou 17.58%
RxY =
∑[(1/2)n (1+FA)]
n = nombre de génération entre X et Y en passant par l’ancêtre commun Pratiquement, pour calculer le coefficient de parenté, on applique les quatre règles suivantes :
Pedigree Diagramme
Individu 1 = (1/2)
2 x (1+F1) = .2500 x 1.125 = .2813 Le coefficient de parenté entre le père et la mère (RSD) :
RSD
= .4688 =
.4688 = .4167
Rx10
= .5000 = .5000 = .4500
X--1--S--2--1 =(1/2)2
=.2500 x (1.1250) =.28125
Rx1
= .5625 = .5625 = .477
· Erreurs
probables
· Limitation
La Consanguinité Linéaire Pour les gens qui sont réticents à la consanguinité étroite, un autre choix s’offre : la consanguinité linéaire. Les différences majeurs entre ce moyen de reproduction et celui abordé précédemment sont : - Le coefficient de consanguinité est mois grand - Le coefficient de parenté envers un ancêtre choisi est maintenu très élevé. En d’autre terme, c’est l’accouplement de deux parents pas très rapprochés afin de concentrer dans l’individu résultants les gènes d’un ancêtre quel on a fait intervenir plusieurs fois. Le coefficient de consanguinité de X (Fx) :
S--1--9--2--1--3--D
=(1/2)3
=.1250
Rx9
= .4844
= .4844 = .4566 En utilisant des croisements successifs, tel que décrit précédemment on conçoit qu’à la limite, un animal soit presque un enfant de 9, tous au moins génétiquement (c’est-à-dire ayant un coefficient de parenté avec 9 égale à 0.5) Application de la méthode Lorsque nous avons un excellent mâle / femme B, ses descendants sont bons parce qu’ils possèdent la moitié des gènes de B : le génotype de B a été partagé en deux, une seule fois. Maintenant, si nous utilisons à la génération suivante un autre mâle / femme A, la génotype B sera partagé une nouvelle fois dans les descendants et, si nous continuons, l’influence de B aura bientôt disparu, ce qui est regrettable. Donc, lorsque nous possédons un excellent mâle / femme, nous devons essayer de maintenir notre élevage le plus près possible de lui. Danger Les inconvénients sont sensiblement les mêmes décrits précédemment pour la consanguinité étroite.
En Résumé Le danger de la consanguinité est comparable au danger d’une automobile : le point à partir duquel commence le danger automobile est fonction de la route, de la visibilité, de la mécanique et du conducteur. De même, la coefficient de consanguinité à parti duquel commence le danger est fonction de la netteté du but, de l’exactitude des teste, de l’abondance des gènes indésirables, du pourcentage d’élimination possible d’après la vitesse de reproduction et de l’habilité de l’éleveur. En somme, beaucoup de choses à connaître avant de commencer à marcher…. Les indications de la consanguinité sont pour les cas suivants :
© Bouvier des Flandres Élites Québécois |
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